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Georgia Russell: Cells of Light

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Georgia Russell, Cells of Light, Galerie Karsten Greve Paris, 2022. Photo: Nicolas Brasseur
09.09.22 - 16.10.22

Galerie Karsten Greve Paris

Mardi à samedi, de 10h à 19h

Vernissage le vendredi 9 septembre 2022, 17h - 20h

L'artiste est présente.

« Je coupe, je lacère le papier et je joue avec les dégradés de tons, rythmés par le mouvement de mes incisions dans lesquelles s’infiltre la lumière. » - Georgia Russell
 

Vue d'installation, Georgia Russell, Cells of Light, Galerie Karsten Greve Paris, 2022. Photo: Nicolas Brasseur
Vue d'installation, Georgia Russell, Cells of Light, Galerie Karsten Greve Paris, 2022. Photo: Nicolas Brasseur
Vue d'installation, Georgia Russell, Cells of Light, Galerie Karsten Greve Paris, 2022. Photo: Nicolas Brasseur
Vue d'installation, Georgia Russell, Cells of Light, Galerie Karsten Greve Paris, 2022. Photo: Nicolas Brasseur
Vue d'installation, Georgia Russell, Cells of Light, Galerie Karsten Greve Paris, 2022. Photo: Nicolas Brasseur
Vue d'installation, Georgia Russell, Cells of Light, Galerie Karsten Greve Paris, 2022. Photo: Nicolas Brasseur
Vue d'installation, Georgia Russell, Cells of Light, Galerie Karsten Greve Paris, 2022. Photo: Nicolas Brasseur
Vue d'installation, Georgia Russell, Cells of Light, Galerie Karsten Greve Paris, 2022. Photo: Nicolas Brasseur

La Galerie Karsten Greve est heureuse de présenter Cells of Light, la nouvelle exposition personnelle de l’artiste écossaise Georgia Russell. Graeme Bezanson a composé en écho à ses œuvres récentes un poème, exposé pour l’occasion. Le parcours de l’exposition propose au visiteur une ballade entre émerveillement et questionnements sur le monde actuel, dans lequel le naturel et l’artificiel s’enchevêtrent plus que jamais.

« Cell », c’est la cellule organique, le tissu vivant, la vie. C’est l’alvéole de la ruche. Mais c’est aussi le celluloïd, la toute première matière plastique apparue en 1856. C’est la cellule du moine, une petite chambre, le confinement d’un prisonnier, ou au contraire un groupe d’individus. C’est enfin le téléphone cellulaire, celui qui nous accompagne partout, tout le temps, de la foule urbaine aux endroits reculés. De ce mot découlent autant de possibilités que de divergences.

« Je coupe, je lacère le papier et je joue avec les dégradés de tons, rythmés par le mouvement de mes incisions dans lesquelles s’infiltre la lumière, » dit Georgia Russell à propos de son travail. À travers l’incision des surfaces, elle crée un mirage à l’intersection du réel et de l’illusoire. Des minutieuses entailles répétitives naissent des œuvres protéiformes, dont l’abstraction fait appel à l’inconscient et flirte avec l’imaginaire. Son travail est l’incarnation de la perméabilité de la matière. « Le monde n'est pas moins beau pour n'être vu qu'à travers une fente ou le trou d'une planche, » a écrit Henri David Thoreau, et les fentes dans les toiles de Russell peuvent être perçues comme des portails vers d’autres univers, des cellules de passage d’air et de lumière.

Le geste chirurgicalement précis de Georgia Russell demande de la maîtrise et de la patience : « Je change toutes les cinq minutes de lame car, au-delà, celle-ci n’est plus assez performante ». Récemment, l’artiste a introduit une nouvelle matière dans son travail : l’organza, voile synthétique fabriqué à partir de la soie, aussi résistant que fragile. L’artiste travaille avec cette subtile imitation de la soie industriellement teintée aux irisations hypnotiques. L’effet de lacération du scalpel dans les deux strates de ce tissu translucide pousse à son paroxysme la confusion optique et amplifie l’aspect aérien et délicat de ses œuvres. La frontière entre le plein et le vide s’efface laissant l’œil se perdre dans le mouvement et la lumière. L’incision et le découpage deviennent alors chez Georgia Russell des actes créateurs et non pas destructeur.

Le vide, dans cette configuration, rend perceptible les scintillements lumineux de la couleur indispensable à la vivification des toiles, à la manière des vitraux traversés par la lumière qui projettent leur image colorée issue de la main de l’homme.

Pour Georgia Russell, il s’agit d’ « une matière vivante et mobile qui, comme l’eau ou le vent, possède sa propre vie ». Elle laisse la couleur polliniser la surface de ses toiles - jaune, rose, violet... Intuitivement, l’artiste assemble ses teintes dans un véritable kaléidoscope. Une observation minutieuse révèle son geste de peintre : les coulures et les traces de son pinceau, qui rendent mouvante la surface des œuvres.

Inspirée par la nature et par ses incessantes métamorphoses, l’artiste se confronte à la réalité et inclut dans son travail ses réflexions les plus intimes sur les changements de cette nature bouleversée par l’action humaine. Les camaïeux délicats évoluent vers une gamme chromatique plus saturée, alternance de teintes organiques et artificielles. Sa palette évolue en symbiose avec son environnement, dont Graeme Bezanson fait écho dans son poème :

 

“Tout est encore trop lourd et humide
désorientant   air épaissi de pollen  
Internet traversant des creux entre des
troncs d’arbre   Je refais le même
parcours     encore et encore   par le vallon
vers le vieil étang   au cas où ce serait
utile   ou peut-être au cas où la répétition
n’existerait pas”

Dans cette exposition, Georgia Russell montre une nouvelle maturité dans sa démarche. Son univers s’adapte aux changements tout en préservant émerveillement et poésie. Les cellules incisées dans les toiles ou l’organza accueillent la lumière et l’air qui ne peuvent être contenus, devenant de véritables Cells of Light.

Dossier de presse

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