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John Chamberlain: Sculpture

Vue d'installation, John Chamberlain Sculpture, Galerie Karsten Greve Cologne, 2023
25.02.23 - 15.04.23

Galerie Karsten Greve Cologne

Mardi - Vendredi 10h - 18.30h

Samedi 10h - 18h

Vernissage le samedi 25 février 2023, de 17h à 20h

La Galerie Karsten Greve se réjouit de présenter à Cologne une nouvelle exposition monographique. JOHN CHAMBERLAINSculpture est consacrée au travail de l’artiste américain John Chamberlain (1927-2011) – un maître du pliage et de la transformation du métal, doublé d’un coloriste exceptionnel. Elle poursuit la longue collaboration artistique entre John Chamberlain et Karsten Greve, qui remonte au début des années 1970. En réunissant une sélection de onze compositions sculpturales, des travaux sur papier et des photographies – créés entre 1967 et 2007 et que le galeriste Karsten Greve a en grande partie acquis directement auprès de l’artiste –, l’exposition présente les formes d’expression les plus marquantes de John Chamberlain, illustre l’évolution de son œuvre et offre de vivre une expérience globale.

Vue d'installation, John Chamberlain Sculpture, Galerie Karsten Greve Cologne, 2023
Vue d'installation, John Chamberlain Sculpture, Galerie Karsten Greve Cologne, 2023

Le zeitgeist d’après-guerre pousse les artistes à expérimenter, à chercher des libertés nouvelles et à délaisser les dogmes du passé. L’expressionnisme abstrait est un courant pictural américain que l’École de New York rend célèbre dans les années 1940. John Chamberlain s’intéresse à ce mouvement, dans lequel une nouvelle relation au geste permet au langage plastique de se suffire à lui-même. Il choisit son matériau : l’acier, que l’artiste récupère souvent sur des automobiles abandonnées et recycle dans ses œuvres. Il ne se lassera jamais de le remodeler. Ce support devient une « arène offerte à l’action », pour reprendre les mots de Jackson Pollock. D’une certaine manière, John Chamberlain parvient à saisir et à transposer cette nouvelle forme d’expression picturale dans une forme sculpturale. En raison de leur symbiose entre forme, geste et couleur, on a souvent dit que ses sculptures sont le pendant des toiles de Willem de Kooning.

Dès sa première exposition personnelle chez Martha Jackson en 1960, John Chamberlain séduit par sa perception de la matière un grand nombre de collectionneurs et d’artistes (Robert Rauschenberg, Donald Judd, Andy Warhol). Warhol acquiert Papagayo (1967), l’une de ses plus grandes sculptures en acier galvanisé, exposée en 1971 au Guggenheim Museum de New York pour la première rétrospective de l’artiste. Papagayo est typique de son travail de la seconde moitié des années 1960, au cours desquelles Chamberlain s’ose au minimalisme en renonçant à la couleur et en donnant libre cours aux ombres et lumières sur la surface du métal.

John Chamberlain se définit lui-même comme un collagiste en 3D, car, tout en conservant les qualités originales du matériau, il agence des pièces les plus variées en une nouvelle structure. Ainsi en va-t-il de Double Hooded Jim (1974) ou de Silver Plait (1976) qui assemblent plusieurs éléments en une unité. Ses sculptures rayonnent d’une poésie inhérente résultant uniquement de leurs formes, ce qui démontre l’importance de son choix d’artiste dans la composition et l’équilibre des pièces : « Certains semblent penser que je travaille avec des pièces trouvées, mais ce n’est pas le cas. Elles sont choisies, voyez-vous. Il y a beaucoup de magie implicite dans ce choix. » L’idée de l’assemblage s’exprime autant dans ses manipulations du métal que dans ses œuvres picturales. Le cycle sur papier View from the Cockpit (1976) se distingue par l’intensité et la pureté des couleurs synthétisées en un ensemble graphique – un clin d’œil à l’orphisme de Robert Delaunay. Les monotypes, rarement présentés, datent du milieu des années 1980 et mettent en lumière une autre technique qui trouve également ses racines dans la sculpture. On pourra encore admirer un ensemble de photographies dans l’exposition JOHN CHAMBERLAINSculpture, qui complètent le tour d’horizon des diverses facettes de sa création. À compter de 1977, John Chamberlain expérimente avec un appareil panoramique Widelux. Pendant les temps d’exposition successifs, il imprime une rotation ou des mouvements saccadés à l’appareil. Cette méthode lui permet d’obtenir différentes perspectives sur une seule photo, de déformer les contours, les structures, les couleurs et la lumière de manière surprenante et de rendre visibles les traces de mouvements.

 

John Chamberlain est né en 1927 à Rochester dans l’Indiana. Au milieu des années 1950, il fréquente le Black Mountain College, North Carolina, un lieu où il discute intensément avec des amis artistes et poètes tels que Charles Olson, Robert Creeley et Robert Duncan, qui influencent notablement la suite de sa carrière. Ses œuvres entrent dans de nombreuses collections de renom dès le début des années 1960. En 1961, il est invité à la biennale de São Paolo, puis à celle de Venise en 1964, avant que des rétrospectives ne lui soient consacrées en 1971 au Guggenheim Museum à New York et au Museum of Contemporary Art de Los Angeles. Suivent des expositions importantes à la Staatliche Kunsthalle Baden-Baden (1991) et au Stedelijk Museum Amsterdam (1996). Au fil des ans, il a des ateliers à New York, en Floride et, finalement, à Shelter Island, où il travaille jusqu’à son décès à New York en 2011.

Communiqué de presse

Artistes

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